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Astérion, n°24/2021

Échos de La Marseillaise : l'héritage des Lumières et de la Révolution française dans les constructions nationales aux XIXe et XXe siècles

Édité par Stéphanie Roza, Myriam-Isabelle Ducrocq

Astérion. Philosophie, histoire des idées, pensée politique



Revue électronique disponible en accès libre sur journals.openedition.org/

Au cours des cinquante dernières années, on a pu contester le caractère d'exception de la Révolution française et réinscrire l'événement dans le cycle plus large des « révolutions démocratiques » (R. Palmer). Malgré cela, de nombreux historiens persistent à souligner que son radicalisme, sa dimension populaire et son incarnation dans l'État le plus puissant d’Europe lui ont conféré une portée singulière. La Révolution française a imposé aux yeux de tous une nouvelle vision du monde et de la société, suscitant bien plus d’émules (et d'ennemis) que n’importe quel autre processus révolutionnaire contemporain. Sans chercher à prolonger ces débats historiographiques, ce dossier examine l'influence philosophique et politique du XVIIIe siècle français sur les nations voisines et sur les révolutions survenues dans son sillage, à travers le prisme de la théorisation de ces processus par leurs acteurs. Loin d'espérer faire un tour d’horizon complet, il paraît néanmoins possible d'examiner des exemples précis et de déterminer en particulier ce que l’idée nationale moderne, telle qu’elle émerge en Allemagne et en Russie au XIXe siècle ou en Chine au tournant du XXe siècle, doit à la France des Lumières et de la Révolution. Dans cette perspective où l’histoire intellectuelle croise l’histoire des transferts culturels et politiques, on cherche à distinguer ce qui relève de l’héritage des Lumières françaises de ce qui relève de celui de la Révolution proprement dite.

Stéphanie Roza
Collaborations intellectuelles ou scientifiques :

Pierre Crétois, Stéphanie Roza
Astérion, n°17/2017
De l'intérêt général
La notion d'intérêt général, dont l’usage se généralise en France au XVIIIe siècle, est frappée d’une polysémie constitutive : les débats autour de sa définition engagent la caractérisation moderne de l’État et de son droit.