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Tracés, n°31/2016

Tracés, n°31/2016

Méfiance

Édité par Olivier Allard, Matthew Carey, Rachel Renault

Tracés



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Revue soutenue par l'Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS.

Alors que la confiance est de longue date un objet d'investigation légitime des sciences humaines et sociales, et que son invocation comme remède aux maux de la vie politique, économique ou psychique, est omniprésente dans la sphère publique, son antonyme, la méfiance, est relativement rarement analysé pour lui-même. Bien souvent, la méfiance est simplement considérée comme une absence ou un défaut de confiance, comme un manque à combler et elle n'est que très rarement appréhendée en propre. C'est donc une notion doublement négative, à la fois au sens où elle est définie en creux, et au sens où elle est pensée comme une force destructrice.

Le présent numéro souhaite au contraire la construire comme un objet propre d'investigation. Oscillant entre prudence, vigilance, doute, soupçon et peur, elle structure une multitude de situations et d’interactions sociales, mais semble régulièrement insaisissable, tant ses frontières sont mouvantes. Les contributions rassemblées ici s’efforcent précisément d’en cerner les contours, sans la figer dans une définition préétablie, en faisant varier les contextes, les situations géographiques, les époques, les milieux, mais également les méthodes et les types de regards (historique, anthropologique, sociologique, psychanalytique…), mais toutes ont en commun la volonté de faire émerger la méfiance comme une dimension structurante, parfois nécessaire, des relations humaines et sociales.

Olivier Allard
Collaborations intellectuelles ou scientifiques :

Olivier Allard, Guillaume Calafat, Natalia La Valle
Tracés, hors-série 2014
Traduire et introduire : Calveiro / Smail / Strathern
Ce hors-série de Tracés repose sur l'idée que l'espace universitaire est mondialisé mais loin d’être homogène pour autant : si beaucoup de travaux étrangers sont (plus ou moins) accessibles aux chercheurs français, ils ne sont pas tous également lus et discutés. Il y a donc un intérêt à débattre spécifiquement de l’œuvre d’auteurs étrangers.