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Le monde arabo-musulman dans les manuels scolaires français

Le monde arabo-musulman dans les manuels scolaires français

Histoire, géographie, éducation civique, français

Bénédicte Hugedé, Mélanie Serrat
Édité par Alain Choppin, Jacqueline Costa-Lascoux



Analyser les représentations du monde arabo-musulman dans les manuels scolaires français et mettre en évidence les éventuels stéréotypes ou les « non-dits », tels étaient les objectifs des deux études ici présentées, l'une traitant des manuels d'histoire-géographie et d’éducation civique, l’autre, des manuels de français. Ces études s’inscrivent dans le cadre du Dialogue euro-arabe de l’UNESCO. Les manuels analysés sont ceux édités par les huit principaux éditeurs français, pour les quatre années de collège. Les programmes de référence sont ceux de 1997, en vigueur jusqu’en 2010.
À partir d’un corpus diversifié de documents écrits et iconographiques, les manuels opèrent des choix pédagogiques : les relations de l’Orient arabe avec l’Europe sont privilégiées, le Maghreb est la région la mieux étudiée, les oeuvres littéraires écrites directement en langue française par des auteurs arabes sont le plus fréquemment citées. Si certaines images semblent choisies pour leur puissance évocatrice, la confrontation des points de vue est la règle, notamment pour aborder des périodes sensibles comme les croisades ou la colonisation. Par ailleurs, les échanges et les apports réciproques d’une rive à l’autre de la Méditerranée et l’esthétique des cultures orientales (miniatures, architectures, contes, etc.) sont valorisés.


L’avant-propos de Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche honoraire au CNRS, et le préambule sur les manuels scolaires d’Alain Choppin, maître de conférences au service d’histoire de l’éducation de l’Institut national de recherche pédagogique, mettent en perspective les deux études menées par Mélanie Serrat, professeur d’histoire-géographie, et Bénédicte Hugedé, professeur de lettres. Une préface signée par le président de la Commission nationale française pour l’UNESCO, M. Jean Audouze, et par le directeur général de l’École normale supérieure de Lyon, M. Olivier Faron, précise le cadre institutionnel dans lequel les recherches ont été menées.