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Tracés, hors-série 2012

Tracés, hors-série 2012

A quoi servent les sciences humaines (IV). Fin de partie


Tracés



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Après l'exploration de nombreux mondes sociaux faisant usage des sciences humaines (art contemporain, politiques publiques, actions associatives, institution judiciaire, entreprises), le cycle « À quoi servent les sciences humaines » se clôt sur une réflexion quant aux conditions de leur diffusion dans l'ensemble de la société.
Comment les sciences humaines sont-elles enseignées et quels effets produit leur enseignement ? Ce hors-série revient sur l'élaboration complexe des programmes et des manuels scolaires, afin de mieux cerner les enjeux politiques associés au contrôle de leurs contenus. Les articles qui le composent examinent notamment l’articulation entre formation professionnelle, recherche en sciences humaines et pratiques d’enseignement. Mais c’est plus largement notre modèle éducatif qui, dans ce numéro, se voit éclairé d’un nouveau jour. De ces quelques témoignages sur l’école et l’université, ressortent finalement les difficultés que rencontrent les sciences humaines, pour maintenir et assumer leur vocation critique.
Les enjeux de la transmission des sciences humaines se développent également sur la scène médiatique. La méfiance et l’incompréhension mutuelles, qui résument parfois la question des rapports entre chercheurs et journalistes, cèdent ici la place aux perspectives de coopération et d’enquêtes menées en commun. Certains journalistes s’appuient en effet sur les savoirs et les techniques des sciences humaines pour produire de l’information, tout comme certains chercheurs adoptent des formats adaptés aux logiques médiatiques afin de faire connaître leurs résultats au « grand public ». Dans ce hors-série, notre réflexion sur la place des sciences humaines dans l’espace public tient également compte des enjeux de la numérisation de ces savoirs et, plus largement, des conditions de leur accessibilité.
En publiant ces deux journées d’étude, nous espérons donner une idée plus précise de l’« esprit d’enquête » qui, selon nous, caractérise les sciences humaines. Parce qu’elles nous invitent à nous décentrer de nous-mêmes et à explorer la diversité des univers sociaux, elles font reculer la suspicion généralisée, accroissent les capacités critiques des acteurs de notre société, et participent ainsi de la dynamique de nos démocraties.