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Astérion, n°12/2014
Le principe de la folie et de la raison. Association des idées et liaison des idées aux XVIIe et XVIIIe siècles
Astérion. Philosophie, histoire des idées, pensée politique
Revue électronique disponible en accès libre sur Revues.org
Les auteurs qui, depuis Descartes et Gassendi, ont étudié l'association des idées et lui ont ménagé une place dans leur théorie de la connaissance, ont d'abord vu dans ce phénomène une cause d’erreur et de folie. Peu à peu cependant, qu’il s’agisse d’« association » ou de « liaison » des idées, ce type de phénomènes a été tenu pour un principe explicatif de la connaissance, jusqu’à devenir le principe, comme c’est le cas chez Condillac ou Hume, de toutes nos connaissances, et ce, avant d’être compris comme la loi fondamentale de la psychologie du xixe siècle. Avant cette captation par la psychologie, les philosophes classiques ont montré leurs hésitations et leurs interrogations sur la meilleure façon de décrire ce processus et de l’insérer dans leurs systèmes philosophiques, et ce sont ces difficultés et particularités que les articles du recueil présentés ici cherchent à étudier. La liaison des idées semble en effet défier les oppositions du sujet et de l’objet, de la nature et de l’habitude, du mécanique et du spirituel.
Dossier
Gabrielle Radica
Le principe de la folie et de la raison. Association des idées et liaison des idées aux XVIIe et XVIIIe siècles
Philippe Desoche
La liaison des idées chez Malebranche
Éric Marquer
Locke : liaison probable et liaison nécessaire
Pierre-Louis Autin
Penser, divaguer : l'association des idées chez Locke
Marion Chottin
La liaison des idées chez Condillac : le langage au principe de l'empirisme
André Charrak
Liaison des idées et variété des esprits : de Malebranche à l'empirisme des Lumières
Thierry Hoquet
La liaison comme comparaison : sciences de rapports et logique de la relation
Stéphane Madelrieux
Conclusion. Le projet scientifique de la psychologie associationniste
Varia
Christophe Salvat
Rousseau et la « Renaissance classique » française (1898-1933)
Delphine Reguig
Les raisons de l'autorité dans le traité De la foy humaine de Pierre Nicole et Antoine Arnauld
Laurent Dartigues
Une généalogie de l’intellectuel spécifique
Lectures et discussions
Rémi Clot-Goudard
Valérie Aucouturier, Elizabeth Anscombe. L’esprit en pratique
Paris, CNRS, 2012, 230 pages, 25 €
Delphine Bellis
Carlo Borghero, Les Cartésiens face à Newton. Philosophie, science et religion dans la première moitié du XVIIIe siècle
Turnhout, Brepols, 2011, 156 pages, 56 €.
Delphine Kolesnik-Antoine
Géraldine Caps, Les « médecins cartésiens ». Héritage et diffusion de la représentation mécaniste du corps humain (1646-1696)
Hildesheim, Zürich, New-York, Georg Olms Verlag, 2010, 789 pages, 98 €
Marion Chottin
André Charrak, Rousseau. De l’empirisme à l’expérience
Paris, Vrin, 2013, 176 pages, 19 €
Diogo Sardinha
Ivan Domingues, Lévi-Strauss e as Américas. Análise estrutural dos mitos [Lévi-Strauss et les Amériques : Analyse structurale des mythes]
São Paulo, Loyola, 2012, 414 pages, R$ 43,20.
Gabrielle Radica
: 052211762
Professeure de Philosophie à l'Université de Lille, Gabrielle Radica est spécialiste de philosophie classique (XVII et XVIIIe siècles). Après une thèse sur Rousseau (L'histoire de la raison. Anthropologie, morale et politique chez Rousseau, Paris, Champion, 2008), ses recherches ont porté sur la place de la famille dans la philosophie morale, juridique, sociale et politique, classique et contemporaine (dossier "Les savoirs de la famille", Archives de philosophie 85-4).
Gabrielle Radica
La croisée des chemins
L'ouvrage réunit diverses études sur la philosophie de la famille des auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles, comme Grotius, Hobbes, Locke, Pufendorf, Montesquieu, Rousseau et Diderot. Privilège est donné aux enjeux juridiques, moraux et politiques de cette question.
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