Dirigée par Pierre-François Moreau et Arnaud Milanese
Recherches, héritages, controverses : telles sont quelques-unes des formes que prend le mouvement des idées. L'histoire de la pensée ne se limite pas à des systèmes grandioses et fermés sur eux-mêmes ; elle est constituée également par des discours accumulés, des polémiques, des migrations conceptuelles d'un secteur de la pensée à un autre. La collection « La croisée des chemins » publie des textes consacrés à l'histoire intellectuelle et à ses retentissements actuels : philosophie, théorie politique et juridique, esthétique et enjeux des pratiques scientifiques. Elle s'emploie également à faire connaître la recherche étrangère en ces domaines et à donner à lire les textes fondamentaux qui ont marqué les grands moments de cette histoire.
Durant plus de soixante ans, Deligny a construit un travail autour de l'enfance en marge. Un travail qui lie de manière indissociable théorie et pratique, occasions et tentatives, écriture et cinéma. Par une pensée à la fois de l'immuable et de la circonstance ; par un regard qui s’avère – en un sens inusuel – profondément et autrement politique.
Réputé arriéré, délinquant, orphelin, fou, en danger moral, l'enfant en marge a vu se développer autour de lui un édifice institutionnel qui acquiert progressivement consistance matérielle et unification idéologique. cette enquête philosophique resitue la position de Deligny et propose un autre éclairage sur deux concepts au cœur de cette histoire.
Cet ouvrage traite du statut des fictions juridiques. Il donne la traduction de deux articles inédits de Kelsen se référant tous deux au théoricien des fictions Hans Vaihinger, auteur de la fameuse "Philosophie du comme si" (1911).
Cet ouvrage s'interroge sur le thème de la fureur et de la mélancolie à la Renaissance en étudiant un corpus de textes renvoyant essentiellement à la tradition platonicienne. Il apparaît ainsi que si la fureur est indissociable de la mélancolie, elle représente également cet excès créateur qui caractérise la vie des hommes d'exception.
Les textes hégéliens d'Iéna n'ont fait l'objet en fançais que d’études ponctuelles. L’ouvrage, qui tente de prendre en compte l’ensemble de la pensée hégélienne de cette période, s’intéresse aux transformations qui affectent celle-ci, tant dans le champ de la logique que dans ceux de la philosophie de la nature ou de la philosophie de l’esprit.
L'ouvrage interroge les représentations, les débats et les arguments que les auteurs du XVIIe siècle déploient relativement aux rapports de l'homme et de la bête, qu’on appelle alors aussi « la brute ». Aucune éthique animale n’émerge de leurs écrits, mais cela ne peut être rapporté à la simple expression de préjugés irrationnels.
Jacques Martin, Jean-Baptiste Vuillerod, Étienne Balibar
Cet ouvrage est la publication du mémoire de Jacques Martin sur la notion d'individu chez Hegel. L’auteur y développe des concepts et des thèmes qui seront essentiels pour les philosophies de Louis Althusser et de Michel Foucault, ses amis : la problématique, la surdétermination, le transcendantal historique, la critique de la dialectique idéaliste
À la différence des approches tant traditionnelles que contemporaines de la notion de disposition, la philosophie de Spinoza en propose une définition déterministe et actualiste. Cet ouvrage met en évidence l'originalité de cette approche au regard de l'histoire de la philosophie, et montre que le concept est au cœur de l’anthropologie spinoziste.
La philosophie de la vie de Jean-Marie Guyau (1854-1888) représente l'une des perspectives les plus originales de son temps dans les domaines de l'éthique, de l'esthétique et des études sociologiques. Ce livre vise à redécouvrir l'actualité de sa pensée, en posant une question fondamentale : qui sont les véritables contemporains de Guyau ?