À partir d'une lecture originale du Traité de la nature humaine de David Hume, cet ouvrage propose de renouveler la manière dont la notion de soi est appréhendée en philosophie, tout en l’élargissant à d’autres disciplines des sciences humaines ou cognitives. Il ne s’agit plus alors de chercher à déterminer ce qu’est le soi, quelles sont ses caractéristiques et si une telle chose existe, mais plutôt de penser cette notion comme une simple représentation qui découle, avant tout, de notre vie émotionnelle.
D’où vient l’idée que nous avons de nous-mêmes ? Comment la représentation de soi — et, plus précisément, d’un soi continu et identique à lui-même à travers le temps — advient-elle à la conscience ? Par quels ressorts psychologiques y consentons-nous ?
Cet ouvrage présente de façon inédite toute l’étendue des discussions relatives à la question du soi encore peu connues du lectorat français. Par la thèse sentimentaliste qu’il défend, il ambitionne de faire un pas de côté par rapport aux questions qui dominent les débats contemporains sur le soi.