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L'urgence et l'effroi

L'urgence et l'effroi

L'état d'exception, la guerre et les temps politiques


La Croisée des chemins



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Ninon Grangé aborde l'état d’exception sous l’angle philosophique. L’ouvrage se consacre à une analyse diachronique en se référant à des textes d’histoire du droit et aux généalogies qui ont pu être proposées, et à une analyse synchronique qui s’appuie sur des sources philosophiques, sociologiques et politistes. La réduction et la suppression des libertés ne sont que la partie émergée de l’état d’exception tel qu’il a été récemment mis en place dans différents pays. Dans son appréhension philosophique, il révèle des aspects du politique qui, dans le temps ordinaire que l’on croit linéaire, sont invisibles.

L’ouvrage dessine une trame historique qui ramène l’état d’exception à son origine, l’état de siège qui, étonnamment, ne distingue plus guerre civile et guerre extérieure. Grâce à cet indice d’une ambivalence imprégnant d’emblée l’état d’exception, sont analysées différentes instrumentalisations : l’amalgame avec la guerre civile, l’idée de dictature, le non-droit. Ce livre se propose de montrer que le politique est toujours une manière d’imposer une temporalité contre d’autres temporalités, à la fois dévoilées et recouvertes par l’état d’exception.

Ninon Grangé

Ancienne élève de l'École Normale Supérieure-Ulm, agrégée de philosophie, docteure en philosophie politique et habilitée à diriger les recherches, Ninon Grangé enseigne la philosophie à l'université Paris 8. Elle a publié Oublier la guerre civile ? Stasis : chronique d’une disparition (Vrin-EHESS, 2015), De la guerre civile (Armand Colin, 2009) et a dirigé de nombreux ouvrages sur la théorie et la philosophie politiques (sur Carl Schmitt, Günther Anders, Hannah Arendt, Hans Kelsen…).

Collaborations intellectuelles ou scientifiques :

Ninon Grangé, Frédéric Ramel
Le droit international selon Hans Kelsen
Criminalités, responsabilités, normativités
La Croisée des chemins
L'ouvrage présente un aspect de la pensée juridique de Hans Kelsen, et plus particulièrement son rapport au droit international. La particularité réside dans l'intégration de deux traductions de texte peu connus qui portent sur la justice pénale internationale lors de l’établissement des tribunaux militaires post Seconde Guerre mondiale.